Etudier à Rennes School of Business, en Inde, au Sénégal : découvrez le profil de Prosper !

Nous avons souhaité vous présenter le profil de Prosper, étudiant international qui, pendant son master à Rennes School of Business, est allé étudier en Inde. Découvrez les apprentissages que cet amoureux du monde en a tiré !

 

Questions :

 

  1. D’après ton profil LinkedIn, pendant ton master à l’ESC Rennes, tu as effectué un échange Erasmus en Inde, pourrais-tu nous dire ce qui t’a poussé à choisir cette destination ?

Pourquoi l’Inde ? Et bien au début je voulais me dépayser, fuir l’hiver bretons et découvrir un autre monde dans le monde. Après quelques recherches, j’ai classé mes raisons en 2 catégories. Tout d’abord les critères économiques, c’est un pays avec un réel potentiel de développement économique et démographique dans les années à venir. Aujourd’hui l’Inde est la cinquième puissance économique en termes de PIB et a même dépassé la France. 750 millions de personnes ont moins de 24ans et en 2030, l’Inde dépassera la Chine au niveau de la population. 1% du marché indien représente 21% du marché français, ce qui n’est pas négligeable. Au-delà de cet aspect, vient le côté socioculturel. J’admire leur multiculturalisme, leurs traditions, religions et leur cuisine épicée. J’ai grandi avec une série du nom de « Vahi dehi » et depuis je rêve de visiter ce pays. Et enfin, la troisième raison est simplement financière. En effet, 1€ vaut quasiment 80 roupies (rupees), ce qui peut être un repas là-bas. Cela me donnait un pouvoir d’achat important pour profiter pleinement de mon séjour à l’autre bout du monde.

 

 

  1. Qu’est-ce que cet échange t’a apporté (point de vue culture, ouverture d’esprit, orientation professionnelle etc.) ?

Après 4 mois passés en Inde, je peux dire aujourd’hui que ça a été la plus belle expérience de ma vie. Moi qui viens du Sénégal, qui ai vécu 2ans en Italie, 5ans en France, et qui ai visité des pays comme l’Espagne, la Suisse, l’Allemagne et la Tunisie. Les indiens sont débordants d’hospitalité, de bienveillance et de positivité. En effet, c’est un peuple assez ouvert d’esprit pour venir vers toi et t’aider à t’intégrer en te faisant découvrir sa culture. Ils ont aussi une particularité : ils ne savent pas dire non. Quand tu leur demandes un service, même s’ils n’ont pas les compétences pour le faire, ils accepteront de le faire. Ils mobiliseront derrière une équipe, des moyens ou des alternatives pour aller jusqu’au bout de leur promesse. La créativité à l’état pure. Cela m’a appris à m’adapter à toute situation, et à devenir plus optimiste en mettant mon énergie sur les potentiels solutions plutôt que de me focaliser sur le problème. Ce qui me servira dans ma future profession de manager.

 

 

  1. Cet échange est-il un atout sur ton CV d’après toi ?

Cet échange me permet aujourd’hui d’affirmer mes compétences en management culturel. Aussi, cela me permet de devenir plus emphatique et compréhensif en termes de personnalité. Maintenant je peux tout à fait dire avec beaucoup de fierté que je suis diplômé de 3 continents différents : Afrique (Sénégal), Europe (France, Italie), et l’Asie (Inde), ce qui fait une énorme différence pour les postes à dimension internationale. Sans oublier les 4 langues que je parle déjà (ou plutôt 3 et demi, parce que je commence à oublier l’italien 😛 ). J’arrive à voir la ville voisine comme la pièce d’à côté, le pays frontalier comme le voisin d’en face, et un autre continent comme le quartier d’à côté, car oui le monde est petit.

 

 

  1. Tu es aujourd’hui commercial junior chez Classe Export, et tu développes une activité en parallèle, quelles sont tes aspirations futures ?

 

Aujourd’hui je suis commercial junior chez Classe Export, une entreprise qui aide les PME françaises à exporter à l’étranger. C’est ma première expérience en tant que commercial, et je reconnais que c’est un métier difficile. Cependant, quand j’appelle des entreprises françaises, belges, luxembourgeoises, et africaines pour vendre nos services, je suis tout simplement hyper épanoui dans mon élément. Les pratiques culturelles du business sont différentes d’un pays à l’autre, et d’un continent à l’autre. Il est essentiel d’avoir une petite expérience culturelle, et de l’intelligence émotionnelle pour pouvoir traiter avec des professionnels venus d’ailleurs. A l’avenir, je voudrai avoir un métier qui me permettra de voyager ailleurs ou même sur place. J’aimerais être en constante relation avec des interlocuteurs étrangers. S’il faut que j’ouvre ma propre boite pour pouvoir le faire je le ferai, mais je réaliserai ce rêve. J’en apprends tous les jours et c’est très passionnant.