L’université de Bourgogne (appelée uB) est une université située dans la ville de Dijon. Elle possède également des antennes à Auxerre, Chalon-sur-Saône, Le Creusot, Mâcon et Nevers. Elle offre un large éventail de formation dans toutes les disciplines (hors odontologie : droit, économie, gestion, lettres, langues, médecine, pharmacie, sciences humaines, sciences exactes et expérimentales) et à tous les niveaux (licence, master, doctorat, diplômes de technologie, d’ingénieurs, professionnalisés, de santé, d’enseignement et de formation à la recherche).

Près de 30 000 étudiants sont accueillis chaque année, plus de 2 000 salariés ou demandeurs d’emploi s’y forment dans le cadre de la formation continue. Propriétaire de vignoble et d’un centre d’expérimentation à Marsannay-la-Côte (agglomération dijonnaise), elle offre des filières complètes en sciences de la vigne et œnologie, regroupés dans l’Institut Jules-Guyot nommé d’après Jules Guyot. L’université de Bourgogne consacre près du tiers de son budget (hors salaires) à la recherche.

Historique

L’université médiévale

Les écoles publiques de Dijon jouissent au Moyen Âge d’une grande réputation. La création pour les deux Bourgogne de l’université de Dole (alors Dôle), en 1422, leur porte gravement atteinte car elles se voient privées d’étudiants et surtout des étrangers.

À la demande du maire et des échevins, appuyés par Georges de la Trémoille, gouverneur de la province de Bourgogne et son défenseur contre les Suisses en 1513, François Ier de France (1515-1547) institue à Dijon une université avec quatre facultés en 1516 mais cette décision reste lettre morte, même si les patentes royales sont très flatteuses pour les Dijonnais.

Le Collège des Martinots ou des Martin (1531), dans l’actuelle rue du Vieux-Collège, puis le collège jésuite des Godrans, fondé en 1581 en exécution du testament d’Odinet Godrans, président du Parlement de Bourgogne, tentent avec plus ou moins de succès de pallier cette situation. Le transfert de l’université de Dôle à Besançon en 1691 incite les États de Bourgogne à solliciter du roi de France la création à Dijon d’une université. Les deux villes deviennent alors rivales. Sous l’influence du Prince de Condé, gouverneur de Bourgogne, Louis XV accorde à Dijon une université avec quatre facultés le . Besançon réplique par une véritable coalition avec l’université de Paris et plusieurs universités provinciales. Le roi hésite alors et établit un compromis.

L’édit de décembre 1722 ne crée donc plus qu’une faculté de droit (civil, canon et français) confirmée par une bulle d’Innocent XIII en 1723 et l’université est inaugurée en grande pompe le . Le Parlement tout entier vient assister à la séance de rentrée. Le Premier Président Berbisey ouvre le cortège, entouré des neuf présidents avec leurs manteaux d’hermine et leurs mortiers, des chevaliers d’honneur, de soixante-quatre conseillers et de cinq conseillers clercs en grand costume ecclésiastique.

L’université, soutenue financièrement par la Ville et la Province s’installe au couvent des Jacobins et jouit d’une certaine notoriété, malgré le petit nombre d’étudiants. Le futur Président de Brosses, Guyton de Morveau, Cazotte ou Berlier en font partie.

Les cinq professeurs et les trois agrégés exercent aussi leur profession d’avocat et enseignent à des étudiants dont l’effectif ne dépassera jamais 200.

L’université tient donc ses écoles et ses assemblées dans le couvent des Jacobins qui offre un abri fort convenable bien qu’emprunté. Le couvent sera démoli en 1874 en même que la vaste église à laquelle il tient pour faire place aux Halles du marché couvert. Il ne reste plus aucun vestige.

L’Académie des sciences, arts et belles-lettres y tient aussi des cours publics et organise des démonstrations de botanique, de chimie et de matière médicale.

La tourmente révolutionnaire emporte presque en même temps l’université de Dijon (elle ferme en 1792) et l’Académie des sciences, arts et belles-lettres.

L’université de Bourgogne au xixe siècle

Lorsque Napoléon entreprend de réorganiser l’enseignement, Dijon devient le siège d’une école spéciale de droit. Le nouvel établissement est ouvert en 1806 et devient faculté de droit, par décret du 17 mars 1808. La faculté de lettres est créée la même année et la faculté des sciences ouvre en 1809. Dans le même temps est ouverte une école secondaire de médecine et de pharmacie.

Parmi les nombreux bâtiments confisqués à Dijon lors de la Révolution, une aile de l’ancien collège des Godrans autrefois bâti par les Jésuites est occupée, au rez-de-chaussée seulement, par l’école de droit qui commence ses cours en 1805. La faculté des sciences, celle des lettres et le Rectorat doivent investir une partie de l’Hôtel Despringles, déjà occupé par l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres. Cette situation durera plus de trente ans. L’Académie doit ensuite quitter les locaux. L’école secondaire de médecine et de pharmacie se trouve, quant à elle, dans un pavillon qui est construit pour elle à l’hôpital général.

L’université de Bourgogne au xxe siècle

  • 1909 : la nouvelle faculté des lettres s’élève à la place de l’ancienne Maison du Singe. L’ancien séminaire (ex-dortoir de l’abbaye Saint-Bénigne) est désaffecté et transformé en cité universitaire.
  • 1945 : on projette de supprimer l’université de Dijon et d’envoyer les 950 étudiants à Paris, à Lyon ou à Besançon. Le projet n’aboutit pas.
  • 1946 : le recteur Bouchard prend la direction du Rectorat. Il choisit la pente de la colline de Montmusard pour bâtir la nouvelle université.
  • 6 janvier 1953 : on creuse les fondations de la future Faculté des Sciences (inaugurée le 12 octobre 1957).
  • 9 septembre 1959 : ouverture des premiers pavillons Bossuet et Lamartine qui logent les étudiants.
  • 6 octobre 1962 : la bibliothèque universitaire, la faculté de droit et la chaufferie sont inaugurées.
  • 23 septembre 1965 : un décret publié au Journal Officiel transforme l’école de médecine et de pharmacie en faculté de médecine et de pharmacie.
  • 9 octobre 1965 : la faculté de lettres est inaugurée.
  • 1968 : la faculté de médecine et de pharmacie rejoint l’Hôpital du Bocage ouvert en 1962.
  • 26 juin 1997 : l’amphithéâtre Galilée, le pôle d’économie et de gestion, et la Maison de l’université sont inaugurés.
  • 2003 : le pôle AAFE.
  • 2005 : la Maison de l’Étudiant
  • 2011 : la Maison des Sciences de l’Homme.

Composantes

Unités de formation et de recherche

L’université compte dix UFR

  • Droit et Sciences Economique et Politique
  • Langues et Communication
  • Lettres et Philosophie
  • Médecine et Pharmacie
  • Sciences du Sport (STAPS)
  • Sciences et Techniques
  • Sciences Humaines
  • Sciences Vie, Terre et Environnement

Écoles

Deux des composantes de l’université ont le statut d’école:

  • École supérieure d’ingénieurs de recherche en matériaux et en infotronique (ESIREM)
  • École supérieure du professorat et de l’éducation de Bourgogne

Instituts

L’université compte sept instituts d’enseignement:

  • Institut d’administration des entreprises (IAE)
  • Institut de la Vigne et du Vin Jules Guyot (IUVV)
  • Institut de Préparation à l’Administration Générale (IPAG)
  • Institut Universitaire de Technologie de Dijon-Auxerre
  • Institut Universitaire de Technologie de Chalon-sur-Saône
  • Institut Universitaire de Technologie du Creusot
  • Institut supérieur de l’automobile et des transports (ISAT)

(source Wikipédia)

Sciences et Techniques
Santé, Sport et Psychologie
Droit, science politique et économie
sciences humaines, lettres, langues
Formations technologiques, ingénierie, management
Environnement, Terre, aliments, sciences biologiques