L’université Grenoble-Alpes (UGA) est l’un des cinq grands établissements d’enseignement supérieur de la métropole grenobloise. Créée en 1339 et disparue à trois reprises au cours de l’histoire, elle est issue de la fusion de trois anciennes universités, et demeure l’une des dix plus importantes universités de France, la cinquième par sa taille et la plus importante de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour le nombre d’étudiants ainsi que pour le dynamisme de sa recherche.

Membre de la communauté Université Grenoble-Alpes depuis 2009, l’université Grenoble-Alpes est labellisée en janvier 2016 par un jury international au titre de l’Initiative d’excellence (IDEX).

Historique

Création de l’université de Grenoble

L’existence d’un enseignement supérieur à Grenoble est bien antérieur à la création de l’université, car plusieurs décennies avant sa création, alors que Grenoble s’appelle encore Gratianopolis, un certain Jacques Borgarel s’intitule professeur de droit (professor legum) en 1277. Un titre repris par la suite en 1282, par Berenger Chevalier, et en 1322, par Nicolas Constant. L’enseignement du droit à Grenoble se poursuit puisqu’en 1333, Amblard de Beaumont, protonotaire du dauphin Humbert II, prend la qualité de professor juris civilis. Cet enseignement permet de créer, quatre ans plus tard, le conseil delphinal, cour de justice à vocation judiciaire et militaire du Dauphiné de Viennois.

L’université de Grenoble est créée le 12 mai 1339 par le dauphin Humbert II, qui obtient une bulle pontificale du pape Benoît XII, lors d’un séjour à Avignon. Dans un document traduit du latin par l’historien Nicolas Chorier, on apprend « que la ville de Grenoble aura toujours une université où l’on enseignera droit civil, droit canon, médecine et arts », (en latin : ut in ea essent perpetuó generalia studia in utriusque juris, médicinæ, et artium facultatibus, etc). Humbert II, influencé par sa vie à la cour de Naples, prend diverses dispositions dans des lettres du 25 juillet, promettant et jurant sur l’évangile, une protection vigilante aux étudiants, de la nourriture et un abri sans frais, pour au moins une centaine d’entre eux7. On installe alors l’université dans une maison de la rue Neuve appartenant à Jean Chaunais. Le premier recteur est Amédée Alleman, également prieur au monastère Saint-Laurent. L’enseignement du droit canonique et du droit civil est assuré par des membres du Conseil delphinal. Le dernier recteur connu est Bernard de Croysllis en 1346, également archidiacre de Besalú.

L’absence de documents les années suivantes semble montrer que l’Université de Grenoble a disparu, probablement vers l’année 1349 : période de crise économique pour le Dauphiné de Viennois, dont le dauphin ruiné par une croisade en Palestine et confronté à une épidémie de peste, est contraint de vendre sa principauté au Royaume de France. L’acte est signé le 30 mars 1349 et les diplomates chargés du protocole, ménagent les susceptibilités en lui donnant le nom de transport du Dauphiné.

Il faut attendre un siècle pour avoir un enseignement universitaire dans la nouvelle Province du Dauphiné. Mais c’est à Valence qu’une université est créée le 26 juillet 1452 par le dauphin Louis, futur Louis XI, et confirmée le 3 mars 1475 durant son règne, privilégiant la position géographique de la ville sur un axe commercial très fréquenté. Cependant, on ne peut priver la ville de Grenoble de son université sans porter atteinte au contrat du transport du Dauphiné, dont une clause précise que tous les privilèges existants avant 1349 sont conservés. Pourtant, Grenoble renonce à faire valoir son droit par lequel elle pouvait réunir cette université valentinoise à Grenoble. L’université de Valence va alors attirer les meilleurs étudiants de la Province du Dauphiné, malgré la présence du Parlement du Dauphiné à Grenoble. Deux siècles plus tard, en 1672, l’historien Nicolas Chorier fera une remarque énigmatique dans son Histoire générale du Dauphiné, laissant penser que l’université de Grenoble est encore en activité sous le règne de Louis XI (1461-1483). Il mentionne, en effet, que la province du Dauphiné compte deux universités. Plus tard, des tentatives de réouverture sur Grenoble se solderont par des échecs, mais d’autres trouveront une issue plus positive.

C’est ainsi qu’en 1542, la forte influence de trois jurisconsultes du Parlement du Dauphiné, dont Pierre Bucher, qui luttent pour la réouverture de l’Université de Grenoble, portera ses fruits. Le 16 août, des lettres patentes du gouverneur du Dauphiné, François Ier de Saint-Pol, rétablissent l’Université de Grenoble. Le 1er septembre 1542, une cérémonie solennelle d’inauguration a lieu. Dans des lettres accordées en septembre 1547, le roi Henri II accorde à tous ses membres, les privilèges dont bénéficient déjà les universités d’Orléans et de Toulouse. La question des locaux est tranchée sous un angle économique, puisqu’une partie de l’évêché est utilisée, surtout le réfectoire du couvent des Cordeliers, à proximité de la Tour de l’Isle. Si le premier sceau de l’université du xive siècle reste inconnu, le sceau du xvie siècle ne sera reconstitué qu’à la fin du xixe siècle, à partir de fragments retrouvés dans les archives de la ville. Ainsi en 1896, un professeur de la Faculté des Sciences le décrira comme un encadrement carré reposant sur l’un des angles dans lequel s’élève un portique Renaissance à voûte plein-cintre, supporté par deux groupes de colonnes. Sous ce monument, accosté de deux dauphins, sont assis deux étudiants. Au centre du portique, on remarque une figure debout, environnée de nuages, qui serait un docteur enseignant ou peut être la Vierge.

Certains étudiants de l’université deviennent célèbres comme Corneille de Blockland nommé docteur en médecine le 22 janvier 1563, mais dont l’œuvre musicale et les prédictions rentrent dans l’histoire. L’université possède de grands jurisconsultes comme Antoine Govéa, premier professeur en 1558, mais semble condamnée à fermer, lorsque le roi Charles IX ordonne par lettres patentes du mois d’avril 1565, le rattachement de l’université à celle de Valence. Alors que la guerre entre protestants et catholiques bat son plein en Dauphiné, une bataille juridique s’engage, dans laquelle les avocats grenoblois, chargés de défendre la ville de Valence, refusent de le faire devant le Parlement du Dauphiné. Les valentinois sont ainsi contraints de s’adresser au Conseil royal à Paris. Deux professeurs valentinois y rencontrent le premier consul de Grenoble, Ennemond Bectoz de Valbonnais, qui s’efforce de répondre par de savantes manœuvres à leurs habiles attaques. Finalement après d’interminables requêtes, l’arrêt définitif du Conseil royal est prononcé en faveur de Valence le 6 juin 1567.

Dans un Dauphiné ravagé par les guerres de religion, la présence à Grenoble de Catherine de Médicis du 22 juillet au 16 octobre 1579, venue19dans le but d’apaiser ces conflits, est l’occasion de lui réclamer le rétablissement de l’université. Une demande qui restera sans effet. Les étudiants en droit grenoblois vont devoir continuer à se rendre à Valence. La prise de Grenoble par Lesdiguières en décembre 1590 marque la fin des hostilités religieuses et entraîne la construction d’une citadelle à l’emplacement du couvent des Cordeliers, site de l’ancienne université. Le pouvoir de la dynastie des Lesdiguières ne semble pas avoir joué en faveur du rétablissement d’une université à Grenoble. Diverses tentatives de rétablissement de la part du Premier président et du procureur-général du Parlement du dauphiné en 1732 et 1765 auprès du roi restent vaines. L’hôpital de Grenoble et l’intendant du Dauphiné, Christophe Pajot de Marcheval, vont cependant jouer un rôle essentiel dans l’ouverture en 1771 d’une petite école de chirurgie, nécessaire à une ville de garnison comme Grenoble. Accueillie par les Pères de la charité, l’école va enseigner la médecine, la chirurgie, l’anatomie, la pharmacie pratique et la botanique dans un cursus de trois années, qui passera ensuite à quatre ans. Parmi les premiers élèves boursiers, figure un étudiant de vingt-sept ans, marié et admis par dérogation malgré son âge, Dominique Villars. Mais bientôt, jugée corporatiste et conservatrice à l’instar de ses consœurs, la Révolution née à Grenoble lors de la Journée des tuiles, condamne la Faculté des arts et de celle de théologie de Valence à disparaître en 1790, suivit par la Faculté de médecine en 1791 et enfin la Faculté de droit en 1792.

Époque moderne

C’est le 1er novembre 1805, sur la voie qui le mène d’Ulm à Austerlitz, que Napoléon Ier signe à son quartier général de Braunau-su-Inn, le décret qui organise l’École de droit de Grenoble, marquant ainsi le retour de l’enseignement supérieur à Grenoble. Le 23 décembre suivant, l’audience solennelle de la Cour d’appel de Grenoble se déroule dans le Palais de justice pour recevoir le serment des premiers membres de la nouvelle École de Droit. Le 19 mai 1806, l’École ouvre ses portes à ses premiers élèves et son premier doyen est Jean-Paul Didier. Les effectifs de cette première année raccourcie se montent à 160 élèves. Le 10 décembre 1806, c’est l’École de médecine, de chirurgie et de pharmacie qui ouvre ses portes par décret impérial mais qui sera remplacée en 1823 par une École secondaire de médecine.

Le 17 mars 1808, le décret impérial de Napoléon Ier créé l’Université Impériale et précise que Grenoble sera le siège d’une Faculté des Lettres et d’une Faculté des Sciences. Les premiers cours de la Faculté des Lettres ouvrent le 28 mai 1810 dans l’hôtel de Saint-Maurice de la rue Neuve avec comme doyen Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle. Parmi les premiers professeurs de la Faculté, se trouvent Jean-François Champollion, professeur-adjoint d’histoire et son frère Jacques-Joseph Champollion, professeur de littérature grecque. C’est ce dernier qui prononcera l’éloge funèbre du doyen Dubois-Fontanelle à sa mort le 15 février 1812 à l’âge de 74 ans. Supprimée par ordonnance royale de Louis XVIII le 18 janvier 1816, cette Faculté des Lettres est rétablie en 1847. En 1811, Joseph Fourier, mathématicien et préfet de l’Isère, installe la Faculté des Sciences de Grenoble. Son doyen est Chabert, professeur de mathématiques appliquées. La faculté sera confortée en 1823 par l’École secondaire de médecine puis en 1841 par l’École préparatoire de médecine et de pharmacie.

Mais le souvenir de l’entrée triomphale de Napoléon à Grenoble en 1815 de son retour d’exil et surtout la conspiration de Jean-Paul Didier en 1816 en faveur du Duc de Reichstadt provoque une certaine méfiance de Louis XVIII envers la ville. Ce dernier, revenu au pouvoir après la déroute napoléonienne, ferme l’université de droit le 2 avril 1821 à la suite de la rumeur de sa mort le 20 mars qui entraîne quelques agitations dans la ville et un état de siège. Malade et affaibli les dernières années de sa vie, Louis XVIII meurt le 16 septembre 1824. Aussitôt, une même ordonnance de son successeur Charles X ordonne le rétablissement de l’université de droit dès le 22 septembre. En France, l’année 1841 marque la création des Écoles préparatoire de médecine et de pharmacie dont le statut est communal selon l’ordonnance du 13 octobre 1840. Celle de Grenoble, est créée après bien d’autres villes comme Amiens, Caen, Poitiers ou encore Rennes par une ordonnance du 3 octobre 1841 sous la municipalité d’Honoré-Hugues Berriat, et vient remplacer l’École secondaire de médecine mise en place en 1823.

En 1879, le Palais de l’Université de Grenoble, implanté Place de la Constitution (future place de Verdun) est ouvert aux étudiants. Il sera inauguré par le président Félix Faure le 4 août 1897 à l’occasion de sa venue à Grenoble pour l’inauguration de l’extension du palais de justice et de la Fontaine des trois ordres. L’édifice regroupe alors environ 500 étudiants en droit et Grenoble devient le siège d’une académie regroupant les facultés de Droit, Lettres et Sciences, totalement indépendantes les unes des autres et placées sous la tutelle directe d’un recteur. Les effectifs en droit montent rapidement après la Guerre franco-allemande de 1870 à 1 086 étudiants lors de l’année 1872-1873 puis redescendent lentement et se stabilisent pendant plusieurs décennies dans une fourchette de 500 à 600 étudiants.

La réussite de Marcel Deprez dans son transport d’électricité en 1883 entre Grenoble et Jarrie est un tournant décisif pour l’industrie régionale. Des spécialistes et en particulier Paul Janet, auteur d’un cours du soir d’électricité industrielle en janvier 1893, sont conscients de la nécessité de créer à Grenoble un enseignement capable de former les ingénieurs dont l’industrie a besoin. En même temps, se constitue une « Société pour le développement de l’enseignement technique », groupe de notables menés par l’industriel Aristide Bergès et le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, Casimir Brenier. Ils se mobilisent pour obtenir la permanence du cours d’électricité à l’université et lancent une souscription dans Le Petit Dauphinois. Les autorités locales, dont le maire Stéphane Jay, se laisseront convaincre et ouvriront en 1900 l’Institut électrotechnique rattaché à la Faculté des Sciences. Mais il faudra attendre encore dix ans avant que la première pierre d’un bâtiment dédié à la science ne soit posée pour recevoir cette institution. À la même époque, la municipalité d’Auguste Gaché lance en 1894 la construction d’un nouveau bâtiment pour l’École préparatoire de médecine et de pharmacie. L’édifice est inauguré par son successeur, Félix Poulat, en août 1896 dans la rue Lesdiguières, et le directeur de l’établissement est le docteur Arthur Bordier.

En 1896, le matheysin et critique d’art Marcel Reymond fonde l’actuel Comité de Patronage des Étudiants Étrangers rattaché à la Faculté des Lettres, qui deviendra le Centre Universitaire d’Études Françaises (CUEF) de Grenoble. Il y dispensera notamment des cours d’histoire de l’art, mais l’essentiel est l’enseignement du français à des familles et des salariés émigrés établis et travaillant à Grenoble.

Fusion et création de l’Université Grenoble Alpes

Coopération inter-universitaire à l’échelle des universités grenobloises

En janvier 2005, les trois universités grenobloises (Grenoble I, Grenoble II ,Grenoble III, Grenoble INP) ainsi que l’institut d’études politiques de Grenoble mettent en place un groupement d’intérêt public (GIP) « Grenoble universités » qui fédère ces établissements d’enseignement supérieur.

Dès 2006, l’ensemble universitaire grenoblois s’inscrit dans une démarche de constitution d’un pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES). Le 23 juin 2009 est fondé par décret le PRES « université de Grenoble » sous la forme juridique d’un établissement public de coopération scientifique (EPCS). L’EPCS ainsi créé remplace le GIP Grenoble universités. Le site grenoblois est lauréat du Plan campus en 2008, mais pas des initiatives d’excellence (IDEX) en 2011.

Après la loi relative à l’enseignement supérieur et à la recherche de 2013 et la suppression des PRES, la communauté d’universités et établissements (ComUE) « Communauté Université Grenoble-Alpes » est créée le , sous la forme juridique d’un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel. Elle comprend, en plus de ses six membres fondateurs (les universités de Grenoble 1, 2 et 3, Grenoble INP, le CNRS et l’Inria), quatre établissements associés (Université de Savoie-Mont Blanc, l’IEPG – Institut d’Études Politiques de Grenoble, l’ENSAG – École nationale supérieure d’architecture de Grenoble et le CEA Grenoble).

Fusion des trois universités grenobloises

En 2013, les trois universités grenobloises (Grenoble I, Grenoble II ,Grenoble III) souhaitent établir une université unique. Le décret de fusion est signé le 11 septembre 2015, pour une fusion effective le 1er janvier 2016. Le 7 octobre 2015, le nouveau logo de l’université fusionnée est choisi entre trois par le vote en ligne de 15 000 personnes.

Offre de formation

La création de l’Université Grenoble-Alpes coïncide avec le lancement d’une nouvelle offre de formation proposée à partir de septembre 2016, qui couvre l’ensemble des domaines disciplinaires (DUT, PACES, Licences, Licences professionnelles, Masters…) des trois anciennes universités :

  • Domaine « Arts, lettres, langues »,
  • Domaine « Droit, économie, gestion »,
  • Domaine « Sciences humaines et sociales »,
  • Domaine  » Sciences, technologies, santé ».

Plusieurs modalités d’enseignement sont proposées : formation initiale, formation continue, formation à distance.

La poursuite des études universitaires vers le grade de « docteur » est mutualisée à l’échelle de la Communauté Université Grenoble-Alpes. Créé en juin 2009 à l’occasion de la constitution du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur Université de Grenoble, le Collège doctoral réunit les écoles doctorales issues de l’Université Grenoble-Alpes, l’Université Savoie Mont Blanc et de Grenoble INP. Les doctorants peuvent s’inscrire dans 14 écoles doctorales qui offrent des formations doctorales à la recherche dans toutes les disciplines, fondamentales et appliquées.

Institution

Facultés, écoles et instituts

L’Université Grenoble-Alpes comporte 24 facultés, écoles ou instituts :

  • Centre universitaire d’études françaises (CUEF)
  • Département de la Licence Sciences et Technologies (DLST)
  • Département Sciences Drôme Ardèche
  • École polytechnique de l’université Grenoble-Alpes
  • École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPE de l’Académie de Grenoble)
  • Institut d’administration des entreprises de Grenoble (IAE Grenoble)
  • Institut universitaire de technologie de Grenoble 1 (IUT 1)
  • Institut universitaire de technologie de Grenoble II (IUT 2)
  • Institut universitaire de technologie de Valence
  • Observatoire des sciences de l’Univers de Grenoble
  • UFR Activités physiques et sportives (APS Grenoble)
  • UFR de chimie et de biologie
  • UFR de médecine
  • UFR de pharmacie
  • UFR Faculté d’économie de Grenoble (ESE)
  • UFR Faculté de droit
  • UFR Informatique, mathématiques, mathématiques appliquées de Grenoble (IM²AG)
  • Institut d’urbanisme de Grenoble (IUG)
  • Institut de géographie alpine (IGA)
  • UFR Langage, lettres, arts du spectacle, information et communication (LLASIC)
  • UFR Langues étrangères (LLCE et LEA)
  • UFR Physique, ingénierie, terre, environnement, mécanique (Phitem)
  • UFR Sciences de l’homme et de la société (SHS)
  • UFR Sciences humaines (ARSH)

(source Wikipédia)

arts, lettres, langues
Droit, économie, gestion
Sciences humaines et sociales
Sciences, technologies, santé