L’université de La Rochelle (ULR) est une université française pluridisciplinaire de 8 286 étudiants. Fondée en 1993 dans le cadre des universités nouvelles, son campus est située dans le quartier des Minimes à La Rochelle, en Charente-Maritime. Second pôle universitaire de l’académie de Poitiers, elle est membre de l’Université confédérale Léonard de Vinci et a accédé aux « compétences élargies » (applications de la LRU) en janvier 2009.

L’université est spécialisée dans les problématiques de l’environnement littoral et du développement durable.

Historique

Création

Les enseignements universitaires à La Rochelle ont démarré avec l’ouverture d’un Institut Universitaire de Technologie en 1968. En 1974, le conseil général décide d’ouvrir une faculté de droit autonome. Finalement, à la demande des élus locaux, l’Université de Poitiers crée à La Rochelle une antenne de sa faculté de droit qui forme pendant une vingtaine d’années environ 300 étudiants au premier cycle d’études juridiques.

Dans les années 1980, la ville commence une politique de développement d’infrastructures de formations et au début des années 1990, le lancement du plan Université 2000 fournit l’opportunité à La Rochelle de devenir une ville universitaire. En novembre 1990 est publié un schéma régional d’aménagement et de développement des formations supérieures qui conclut sur la nécessité de créer une seconde université en Poitou-Charentes ; une proposition jugée favorable par le Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire en 1991. Le , une équipe est missionnée par le Ministère de l’Éducation Nationale pour la création de l’Université de La Rochelle.

La première pierre de l’université est posée symboliquement le par François Mitterrand, Helmut Kohl, Michel Crépeau, François Blaizot et Jean-Pierre Raffarin. Le décret de création de l’université est promulgué le .

Développement

La construction devait être progressive, mais la très forte demande des élus locaux, et notamment du maire, du président de la communauté de communes, et du président du conseil général, ont accéléré la décision afin de prendre en compte la forte augmentation du nombre de bacheliers et de supprimer la dissymétrie universitaire en Poitou-Charentes. Excentrée au Nord-Est de la région, Poitiers comptait en effet plus de 25 000 étudiants pour 82 000 habitants en 1990 et la pression des étudiants charentais sur l’Université de Bordeaux était telle que le recteur dut limiter les inscriptions.

La nouvelle université n’a pas pour but affiché de se substituer aux antennes voisines existantes à Niort, Angoulême ou à La Roche-sur-Yon, ni de désengorger Poitiers, et fonctionne donc comme une université de proximité. L’ouverture de l’université est mal vue par l’université de Poitiers, dont le conseil d’administration s’était prononcé contre la création d’un établissement concurrent en octobre 1990.

Le , Yves Pimont est nommé administrateur provisoire de l’université par arrêté. L’université est placée sous statut dérogatoire à la loi de 1984. Au mois d’octobre 1993, l’université accueille ses premiers étudiants et comprend l’IUT et l’antenne de droit préexistants et enseigne un DEUG scientifique. Cette même année, l’université est définie comme un établissement d’enseignement supérieur pluridisciplinaire plutôt que comme une université thématique.

La mise en place des statuts définitifs et des conseils statutaires intervient au début de l’année 1998 et l’université obtient le statut de droit commun à la rentrée suivante. En mai 1998, le premier président de l’Université est élu, Christian Eskenazi.

En mai 2003, Michel Pouyllau devient le second président de l’université. Gérard Blanchard, écologue de formation et professeur à l’ULR depuis 1998 lui succède le .

Le , l’université de La Rochelle fait partie des vingt premières universités rendues autonomes par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités. La même année, l’université se joint à d’autres établissements d’enseignement supérieur et de recherche du Limousin et de Poitou-Charentes pour créer le PRES Limousin Poitou-Charentes et Gérard Blanchard est élu président du PRES en septembre.

Composantes

Unités de formation et de recherche

L’université est structurée en trois unités de formation et de recherche et un institut universitaire de technologie.

  • La Faculté de Droit, Science Politique et Gestion de l’Université est divisée en deux départements : le département de Droit, de Science Politique et de Gestion et l’Institut de Gestion.
  • La Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines (FLASH) est composée de trois départements : Sciences Humaines et Sociales, Langues Étrangères Appliquées, Lettres, des filières professionnalisantes, un Centre Universitaire de Français Langue Étrangère, un Institut Universitaire Asie Pacifique et deux unités de recherches.
  • La Faculté des Sciences et Technologies

Formation et recherche

Enseignement

À la rentrée 2016, l’université de La Rochelle propose 5 DUT, 12 licences générales, 19 licences professionnelles, 35 masters, 12 diplômes universitaires. Elle prépare également au DAEU, aux concours de l’administration (Centre de Préparation aux Concours Administratifs), aux concours des carrières judiciaires (Institut d’Études Judiciaires) et à certains concours de l’enseignement.

La licence générale s’articule autour de quatre domaines de formation (droit ; gestion ; lettres, langues, arts, et sciences humaines ; sciences et technologie), qui se déclinent ensuite en mentions puis en spécialités. Dans cette offre, la licence Arts-Lettres-Langues compte 2 mentions (Lettres modernes et LEA), tout comme la licence Sciences humaines et sociales (Histoire et Géographie), et la licence Sciences-Technologie-Santé en compte six (Mathématiques, Informatique, Physique-Chimie, Terre et Environnement, Génie civil, Mécanique et Génie des procédés, Biologie-Biochimie).

En master, un domaine transversal (environnement et espaces littoraux) vient s’ajouter. Tous domaines confondus, six mentions de master ont reçu la notation « A » et trois ont reçu la notation « B » lors de l’évaluation de l’AERES en 2008.

(source Wikipédia)

Art, lettres, langues
droit, économie, gestion
sciences humaines et sociales
Sciences, technologies, santé