L’université de Montpellier est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche situé dans la ville de Montpellier, ayant existé entre 1289 et 1793, puis entre 1896 et 1970, et recréé en 2015. Connue comme possédant l’une des plus anciennes et des plus brillantes écoles de médecine du monde médiéval, Montpellier était aussi réputée pour l’enseignement du droit. Elle est la plus ancienne faculté de médecine encore en exercice puisque l’école de médecine de Salerne a fermé ses portes en 1811.

Histoire

Moyen Âge

L’université de Montpellier est le rassemblement de plusieurs écoles d’enseignement supérieur apparues dans le courant du xiie siècle et attirant des personnes ayant des connaissances médicales de tout le pourtour méditerranéen (communautés chrétiennes, juives et arabes). Parmi elles, l’école de médecine est attestée en 1150 et le seigneur de Montpellier Guilhem VIII promulgue un édit rendant totalement libre l’exercice de la pratique de la médecine en 1181. À la même époque l’école de droit est marquée par l’enseignement de Placentin, juriste venu de Bologne. Le cardinal Conrad, légat du pape Honorius III, accorde une reconnaissance pontificale à l’école de médecine en 1220, rendant caduc l’édit de Guilhem VIII puisque ces statuts donnent à la faculté de Montpellier le monopole de l’enseignement et de la pratique de la médecine. La proximité de la cour pontificale d’Avignon accroît rapidement le rayonnement de l’université. En 1242, l’évêque de Maguelone, chancelier des écoles, confère à l’école des arts libéraux ses premiers statuts. L’université de Montpellier elle-même est créée le 26 octobre 1289 par la bulle papale Quia Sapientia du pape Nicolas IV qui en fait une studium generale c’est-à-dire un centre d’enseignement de toutes les disciplines (médecine, théologie, lettres). Cette bulle est actuellement conservée aux archives municipales de la ville de Montpellier.

L’école de théologie resta indépendante jusqu’à une décision pontificale de 1421 qui la rattacha à l’école de droit. L’université est relativement indépendante du pape et du roi. Celui-ci ne créé qu’un Collège royal, doté de quatre maîtres de médecine seulement. Elle jouit d’un grand prestige, notamment pour la médecine, ayant la réputation d’avoir hérité du savoir des Andalous, et accueille des étudiants de toute l’Europe. L’école des arts déclina dès le xiiie siècle pour devenir une simple école municipale, dont le recteur était choisi par les consuls de la ville.

Renaissance, Réforme et temps modernes

Comme toutes les universités françaises, celles de Montpellier fut supprimée en 1793 pour être remplacée par un système d’écoles centrales et d’écoles spéciales. Mais dès 1794, l’École de Médecine de Montpellier est rétablie avec celles de Paris et de Strasbourg. Petit à petit les facultés vont se reformer au cours du xixe siècle. Napoléon promulgua la loi du 11 avril 1803 (21 germinal an XI) qui créa une école de pharmacie à Montpellier. Le 10 mai 1806 (décrets d’application votés le 17 mars 1808), Napoléon crée l’université impériale. La faculté des sciences est créée en 1810, il faut attendre 1878 pour que la faculté de droit soit rétablie.

xixe siècle

L’école de pharmacie est créé en 1803.

Montpellier, qui possédait déjà de longue date une faculté de médecine mais également une Société royale des sciences réputée, créée en 1706, voit s’ouvrir en 1810 une faculté des sciences dotée au départ de sept chaires : mathématiques transcendantes, astronomie, physique, chimie, zoologie, botanique, minéralogie. Ces chaires étaient au nombre de 27 en 1960, avant la mise en place d’une nouvelle organisation de l’enseignement supérieur en 1970.

En 1890, la construction du nouvel hôpital Saint Éloi permet de libérer les locaux de l’ancien hôpital qui sont cédés à l’université. L’université de Montpellier en fait son siège jusqu’en 1960. Par la suite, le bâtiment devient le siège du rectorat.

En 1890, une annexe de la Faculté de Médecine nommée Institut de Biologie est construite le long du boulevard Henri IV. L’institut de Botanique de la Faculté de Sciences est également construit derrière le jardin des plantes

En application de la loi du 10 juillet 1896, l’ensemble de ces facultés est fédéré et l’université de Montpellier est enfin recréée. Cependant, l’université de Montpellier n’est qu’une simple addition de différentes facultés (lettres, médecine, pharmacie, sciences et droit) qui gardent leur autonomie, leur statut de personne morale et leur doyen.

La partition de l’université de Montpellier par la loi Faure (12 novembre 1968) a donné naissance à trois nouvelles universités :

  • l’université Montpellier-I,
  • l’université Montpellier-II,
  • l’université Montpellier-III-Paul-Valéry.

Les facultés (droit, lettres, médecine, sciences, pharmacie) cessent d’exister en tant que personnes morales et deviennent soit des UER (puis UFR en 1984) pour médecine, droit et pharmacie (UM1), soit des université de plein exercice pour lettres (UM3) et sciences (UM2). Seules les trois universités existent en tant que personne morale et sont chacune dirigées par un président.

xxie siècle

Les trois universités de Montpellier ont collaboré via la Conférence académique des présidents des universités de l’Académie de Montpellier (créé en 1990) ou le Pôle universitaire européen de Montpellier et du Languedoc-Roussillon (créé en 1994) ou par la création de services inter-universitaires.

Le PRES Université Montpellier Sud de France, dont les trois universités sont membres fondateurs, est créé en 200913. Ses objectifs sont la préparation de la fusion des universités, et les appels à projets. Le regroupement est un des lauréats nationaux du Plan campus en 2008, mais n’est pas retenu en tant qu’initiative d’excellence en 2011. La fusion des établissements prend du retard. Le 29 décembre 2014, le PRES devient COMUE Languedoc-Roussillon Universités.

Ainsi, après l’université de Strasbourg, d’Aix-Marseille, de Lorraine et de Bordeaux entre 2009 et 2014, les universités Montpellier-I et Montpellier-II fusionnent au 1er janvier 2015, pour créer à nouveau l’université de Montpellier. L’université Montpellier-III, qui s’est éloigné des deux autres universités lors du concours des Idex en 2011 reste un établissement autonome.

L’Université de Montpellier aujourd’hui

L’université de Montpellier, dans sa forme actuelle, est forte de près de 40 000 étudiants. C’est aujourd’hui la 6e plus grande université de France.

Les composantes

L’université de Montpellier dispose de 17 composantes :

  • 9 facultés (Unité de Formation et de Recherche)
  • 6 instituts
  • 2 écoles

Facultés

Les 9 facultés ont le statut officiel d’« unité de formation et de recherche » (UFR)

  • Faculté des sciences :

L’UFR des sciences est situé au nord de Montpellier sur le campus de Triolet (place Eugène Bataillon) ainsi que sur le campus de Saint-Priest (rue de Saint-Priest, rue Ada) La faculté des sciences est divisée en 12 départements : biologie–mécanisme du vivant (Bio-MV), biologie–écologie, chimie, enseignement des sciences et recherche de l’enseignement (DESciRE), enseignement des sciences de la terre de l’eau et de l’environnement de Montpellier (DESTEEM), électronique électrotechnique automatique (EEA), physique, informatique, département des langues (DDL), mathématiques, mécanique, parcours des écoles d’ingénieurs de Polytech (PEIP).

  • Faculté de médecine :

L’UFR médecine est située en centre-ville de Montpellier pour les bâtiments historiques (« bâtiment historique » : rue de l’École-de-Médecine, institut de biologie : boulevard Henri-IV), à proximité des hôpitaux au nord de Montpellier (unité pédagogique médicale et institut universitaire de recherche clinique : Avenue du Doyen-Giraud) et possède une antenne sur Nîmes (Chemin du Carreau de Lanes), à proximité du CHU Carémeau.

  • Faculté de droit et science politique :

L’UFR droit et science politique est situé en centre-ville de Montpellier sur 3 bâtiments (Bâtiment 1 : rue de l’Université, Bâtiment 2 : rue du Cardinal-de-Cabrières, Bâtiment 3 : rue de l’Arc-des-Mourgues)

  • Faculté de pharmacie :

L’UFR pharmacie (ou des sciences pharmaceutiques et biologiques) est située sur un campus dans le quartier de Boutonnet (avenue Charles-Flahault). Un musée de la pharmacie est créé sur le site en 1972, et prend le nom d’Albert Ciurana. La faculté de pharmacie abrite également dans ses locaux, un droguier qui regroupe près de 15 000 échantillons, classé aux monuments historiques depuis 2009.

  • Faculté des sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) :

L’UFR STAPS est située sur 3 bâtiments (bâtiment A, Bâtiment P1, palais universitaire des Sports) et terrains de sports au domaine de Veyrassi au nord de Montpellier dans le quartier « Plan des 4 Seigneurs » (Avenue du Pic Saint Loup), ainsi qu’au stade d’athlétisme « Philippidès ».

  • Faculté d’éducation :

L’UFR d’éducation intervient, pour certains enseignements , au sein des cinq sites départementaux de l’ESPE-LR : Montpellier (2 place Marcel Godechot), Mende (Avenue du Père Coudrin), Nîmes (62, rue Vincent-Faïta), Carcassonne (122, avenue du Général Leclerc) et Perpignan (3 avenue Alfred Sauvy)

  • Faculté d’économie de Montpellier|Faculté d’économie :

L’UFR d’économie est située au sud de Montpellier dans le campus de Richter (Bâtiment C : avenue Raymond Dugrand).

  • Faculté d’administration économique et sociale (AES) :

L’UFR AES (administration économique et sociale) est située au sud de Montpellier dans le campus de Richter (bâtiment D : avenue Raymond Dugrand).

  • Faculté d’odontologie :

L’UFR odontologie est située au nord de Montpellier au parc Euromédecine (Avenue du Professeur Jean-Louis Viala). Créée en 1958, la faculté d’Odontologie prépare les futurs chirurgiens-dentistes, les enseignants-chercheurs et praticiens-hospitaliers.

(source Wikipédia)

droit, économie et gestion
sciences, technologies et santé
sciences et technologies des activités physiques et sportives