L’université d’Orléans est une université française située dans la région Centre-Val de Loire.

Historique

École cathédrale d’Orléans

À partir du viiie siècle, notamment sous la direction de Théodulf d’Orléans, évêque d’Orléans et simultanément abbé des abbayes de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire, de Micy et de Saint-Aignan d’Orléans, l’enseignement dans l’Orléanais fut progressivement organisé avec des écoles paroissiales, des écoles monastiques et une école cathédrale, destinées à former les cadres de l’Empire carolingien.

Par une bulle pontificale du , le pape Grégoire IX autorise l’enseignement du droit romain à Orléans, permettant ainsi la création d’un studium.

L’ancienne université (1306-1793)

Le , l’université d’Orléans était officiellement fondée par le pape Clément V grâce à quatre bulle pontificales qui accordaient aux maîtres et aux écoliers d’Orléans le droit d’avoir une université, ainsi que les privilèges qui en découlaient. Le même jour, une cinquième bulle prévoyait d’indemniser les professeurs qui avaient porté la demande de création auprès du pape. Les habitants d’Orléans sont réticents aux privilèges accordés par le pape et tentent donc de s’opposer à l’établissement de l’université. Une émeute particulièrement violente se produit en 1309. Les représentants de l’université s’en remettent donc au roi Philippe le Bel qui confirme les privilèges et la fondation de l’université d’Orléans en 1312. L’acte de prise de possession de l’université des lois d’Orléans par l’autorité royale stipule que les matières enseignées seront le droit civil et le droit canonique. Elle devient alors la quatrième université française après celles de Paris, de Toulouse et de Montpellier.

Au Moyen Âge, elle est surtout connue pour son enseignement du droit civil ou droit romain, célèbre par la rénovation de l’étude du Corpus Juris Civilis qui y est alors menée par les postglossateurs. En effet, en vertu d’une bulle d’Honorius III, il était interdit d’enseigner le droit romain à Paris, où seul le droit canonique était au programme. La proximité d’Orléans par rapport à Paris permet aux étudiants d’aller de l’une à l’autre assez facilement. Se spécialisant dans le droit, l’université d’Orléans n’a d’ailleurs pas officiellement de faculté des Arts.

Il n’y avait pas de lieu de cours fixe, mais les leçons se tenaient dans différents bâtiments autour de la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier. Une chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle servait accessoirement de lieu de réunion, de prière, d’administration. Toutefois, entre 1411 et 1445, un bâtiment est construit pour servir de lieux de réunions et de bibliothèque ; les vestiges de ce bâtiment sont désormais connus sous le nom de « salle des thèses ». De 1498 à 1507 sont élevées les « grandes écoles de France », qui servent alors de salles de cours. Elles sont démolies en 1824. En fonction de leurs origines géographiques, les étudiants se regroupaient par nations, dont le nombre a atteint dix, dont la nation française, la nation picarde et, la plus connue, la nation germanique.

Sous l’Ancien Régime, l’université est placée sous le contrôle du pouvoir royal. Sa réputation dans le domaine du droit reste reconnue au xvie siècle où elle participe au mouvement humaniste. De prestigieux professeurs y enseignent (Voir la liste plus bas).

L’université d’Orléans subit un fort déclin au xviiie siècle avant d’être, comme toutes les universités françaises, supprimée par la Convention en 1793. Louis Liard compte seulement six professeurs et six cours de droit en 1789 : « institutes, digeste, pandectes, règles du droit, droit canon, droit français. »

Les facultés de l’Université impériale (1808-1815)

Dans l’organisation de l’Université impériale, Orléans était à la tête d’une académie, et devait, à ce titre, avoir une faculté des Lettres et une faculté des Sciences. Seule la première a réellement été constituée, les cours ayant lieu au Lycée Pothier. L’activité principale de la faculté consistait à examiner les candidats au baccalauréat. Des pétitions demandent, sans succès, le rétablissement d’une école de droit. Au contraire, en 1815, une ordonnance provoque la fermeture de la faculté des Lettres, effective en 1817. Orléans cesse, en 1848, d’être le siège d’une académie.

L’université actuelle (depuis 1960)

Il est décidé, dès 1959, d’installer à Orléans-la-Source à une dizaine de kilomètres au sud de la Loire, sur un domaine de près de 400 hectares, un campus. Le ministre Pierre Sudreau parle de l’« Oxford français », « le premier campus européen », que Paris-presse-L’Intransigeant reprend sous le nom d’« Oxford-sur-Loire ».

Le est créé un Collège scientifique universitaire (CSU), dépendant de la faculté des sciences de Paris. Il s’installe au château de la Source.

Une école municipale de droit est créée en novembre 1962. Un centre d’études supérieures littéraires (CESL) est ouvert à son tour en 1964.

Une université est créée par le décret du sous le nom d’« université d’Orléans-Tours », avec date d’effet au 1er janvier 1966. L’Université regroupe alors tous les enseignements universitaires organisés à Orléans mais aussi à Tours, les facultés de droit, de lettres et de sciences étant dédoublées.

Mais le mouvement de mai 68 provoque la séparation entre Tours et Orléans, officialisée le .

L’université d’Orléans inclut progressivement une faculté des sciences (1961), de droit (1968), de lettres (1969) de sport (1992), un Institut universitaire de Technologie à Orléans (1967), à Bourges (1968), à Châteauroux (1992), à Chartres (1996), une université du temps libre (1977) et deux écoles d’ingénieurs (ESEM en 1982 et ESPEO en 1992), qui fusionnent en 2002 pour former l’École polytechnique d’Orléans (Polytech’Orléans).

En 2004 l’Université d’Orléans rejoint le Pôle Universitaire Centre Val de Loire (association de loi 1901). En 2009 elle fonde et intègre au côté de l’Université de Tours le PRES : Université centre Val-de-Loire.

L’université d’Orléans se caractérise donc par sa pluridisciplinarité. Elle compte 4 facultés, une école d’ingénieurs universitaire (Polytech’Orléans), 4 Instituts Universitaires de Technologie, l’IUFM Centre Val de Loire et l’Observatoire des sciences de l’univers du Centre (OSUC). Près de 16 000 étudiants, dont plus de 2 000 étudiants étrangers, fréquentent un des sites de l’université.

L’université d’Orléans s’est également développée sur d’autres sites de la région avec l’installation des centres universitaires de Bourges, Chartres, Châteauroux/Issoudun et dans les antennes de l’ESPE à Blois et Tours.

En 2015, elle intègre l’Université confédérale Léonard de Vinci.

Composantes

Unités de formation et de recherche

L’université compte quatre unités de formation et de recherche (UFR).

  • Lettres, langues et sciences humaines
  • Droit, économie et gestion
  • Sciences
  • Sciences et techniques des activités physiques et sportives

École et instituts

L’université d’Orléans comprend quatre IUT : IUT d’Orléans, IUT de Bourges, IUT de Chartres et IUT de l’Indre.

L’École polytechnique de l’université d’Orléans est une école d’ingénieur interne, appartenant au Réseau Polytech. Elle comprend cinq spécialités, dont deux en apprentissage.

L’École supérieure du professorat et de l’éducation de l’académie d’Orléans-Tours y est rattachée.

(source Wikipédia)

arts, lettres, langues
droit, économie, gestion
sciences humaines et sociales
Sciences, technologies, sante
Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives